une mise en oeuvre de la stratégie : la preuve par le faitAprès l'énoncé d'une stratégie par la Direction générale , vient sa mise en oeuvre, son exécution. Or, il existe peu de méthodes dont le credo est de traduire en faits la stratégie. Le succès de la mise en oeuvre d'une stratégie repose sur la capacité pour ceux qui l'expriment, à donner des repères pour ceux qui la mettent en oeuvre, et à ceux qui la mettent en oeuvre de vérifier que leurs actions se situent bien dans la stratégie annoncée.

Les faits sont des réalisations, des livrables dont on vérifie la réalisation effective. Ces faits au quotidien, vécus et réalisés au niveau du terrain, à tous les échelons, s'agencent selon un ordre défini, une chronologie et un rythme définis. La succession ordonnée de ces faits constituera la stratégie énoncée et sera la garante de l'atteinte des objectifs. Par livrable on entend, des documents, des indicateurs, la réponse à des assertions (c'est fait ? oui ou non)... Ils sont compréhensibles par tous, documentés et non sujets à interpretation.

Il s'agit pour la direction générale, de semer les termes de la stratégie, de les rendre intelligibles par ceux qui participent à cette stratégie, et qui doivent à tout instant avoir conscience de leur position dynamique au sein de celle-ci. DG et équipes s'accordent au préalable sur les livrables en terme de contenus et d'échéances, lesquels pourront être réévalués au fur et à mesure de l'avancement effectif. C'est là un point décisif du déploiement stratégique, aucun livrable ne peut être laissé de côté, la chronologie et la progressivité des faits à réaliser est importante.

Il est donc essentiel de définir les faits qui constitueront les repères acceptés et partagés d'un certain état de mise en oeuvre de la stratégie. Ceci donnera à la direction générale une échelle d'évaluation et aux opérationnels une échelle de progression.

Le chemin du progrès est balisé par les faits à un rythme convenu.

Ainsi, à chaque instant, les équipes savent qu'elles sont sur le bon chemin et la direction générale constate l'état d'avancement réel de la stratégie.

Le pilotage par les faits restaure le dialogue entre la direction générale et les équipes opérationnelles puisqu'elles s'accordent sur le chemin parcouru et à parcourir. Et un dialogue non ambigu entre DG et équipe n'est -il pas un prélable nécessaire à un travail serein et efficace ?