descartes_discours_methodeA l’origine associée aux grands projets informatiques impliquant des modifications importantes des habitudes de chacun, la conduite du changement couvre aujourd’hui toutes les démarches facilitant l’appropriation par le corps social de nouvelles pratiques, de nouveaux modes d’organisation, de nouvelles relations avec l’environnement.

Difficile d’échapper au changement !

Il peut être stratégique (repositionnement nécessaire ou acquisition de nouvelles compétences) , opérationnel (amélioration de la productivité ou nouveaux outils et processus), choisi, subi ou imposé, anticipé ou réalisé sous la pression, il est une constante de la vie des organisations. Dans certains secteurs, comme l’automobile, il est même devenu un processus continu.

Conduire le changement ?

Bien qu’il se généralise, le changement est toujours assez difficile à vivre pour les équipes. Pertes de repères, incertitudes, dépendances de nouveaux facteurs que l’on ne maîtrise pas encore perturbent les collaborateurs, les inquiètent et réduisent temporairement leur efficacité.

Réduire cette période de troubles fait de la maîtrise du temps un enjeu aussi important que les dimensions humaines et techniques. Et comme l’organisation est, par vocation, mal outillée pour gérer sa propre adaptation, réduire ce temps demande la mise en place d’actions de soutien spécifique.

La conduite du changement va proposer tout un éventail d’actions visant à accompagner l’organisation dans ses efforts pour modifier progressivement ses pratiques opérationnelles mais aussi ses fondements organisationnels et culturels (comme dans le cas de fusions), jusqu’à obtenir la transformation souhaitée.

On le voit, la conduite du changement va investir 3 dimensions : technique (outils, processus), humaine (organisation, compétences) et temporelle (horizon, rythme).

Obtenir l’adhésion

Les actions de conduite du changement et de transformation s’ajoutent aux actions quotidiennes des parties concernées, alors même que celles-ci sont individuellement et collectivement stressées par le changement.

Pour réussir le projet de transformation, elles vont devoir dépasser cet état et se mettre en mouvement. Cette « mobilisation » ne sera possible qu’en s’assurant de l’adhésion des collaborateurs et de leur niveau d’engagement. A défaut, les efforts de l’encadrement vont s’enliser dans l’inertie et la résistance au changement et les dépenses engagées flamberont, avec un piètre résultat.

Créer la dynamique et s’appuyer sur une démarche globale

Créer cette dynamique résulte d’une démarche complexe alliant leadership des dirigeants, clarté des objectifs et de la stratégie, communication ciblée et pédagogique, contribution de la ligne managériale et définition d’une feuille de route précise échéancée dans le temps.

Les méthodes nouvelles adressent la dynamique du changement pendant quelques semaines ou quelques mois. Malheureusement, l'expérience montre que les organisations mettent plus de temps non seulement à se restructurer, mais aussi à digérer ce changement. Il faut alors agir sur le moyen terme. Les difficultés à surmonter sont nombreuses et il est impossible de maintenir un dispositif trop lourd et trop coûteux.

L'atteinte de résultats mesurables et l'adhésion du plus grand nombre au projet repose sur une démarche globale et structurée comme la méthode 5 steps qui permet, avec la meilleure efficience, de :

  • Décrire les étapes du changement en termes clairs et compréhensibles par tous
  • Faire comprendre la stratégie et ses implications concrètes pour chacun
  • Formaliser une vision stratégique réaliste et motivante
  • Faire partager les objectifs fixés
  • Mettre l’organisation sous tension et orchestrer le dispositif au tempo
  • Donner de la visibilité sur les progrès accomplis,
  • Faciliter les arbitrages et la gestion des risques,
  • Mesurer le niveau d’alignement des équipes et la capacité d’exécution de l’organisation

Le discours de la méthode a été publié par René Descartes en 1637. Il se présente comme un plaidoyer pour une nouvelle fondation des sciences, sur des bases plus solides, et en faveur du progrès des techniques.