5_steps_pour_6sigmaEn matière de pilotage de la performance, s'il est une équation à retenir, c’est bien la suivante:

Performance = Qualité de la méthode X Animations X Progrès continu

Cette équation montre bien que si l'un de ces trois termes n'est pas au rendez-vous, alors c'est l'ensemble de la performance qui s'en trouve affectée.

Le Lean Six Sigma et une méthode puissante et reconnue, parce qu'elle s'adapte parfaitement à des environnements très variés. Née du Lean, chez Toyota, et du Six Sigma chez Motorola, donc dans l’industrie, cette méthode montre aujourd'hui son efficacité dans les services, mais aussi dans la fonction publique: qu'il s'agisse des hôpitaux ou des services de l'État.

L'intérêt de la méthode réside dans le fait qu’elle structure une démarche en faisant appel à une batterie d’outils individuels qui constituent une vaste boîte à outils. À l'instar du mécanicien qui utilise la bonne taille de tournevis et le bon embout, les « ceintures Green Belt et Black Belt » utilisent soient un A3 pour un problème simple, soit le Kaizen pour une opération coup de poing sur un problème majeur, ou soit le DMAIC pour un problème majeur et complexe qui nécessite plus de temps pour son traitement.

Dans tous les cas, l'importance de l'animation pour faire adhérer les équipes et pour ancrer une culture de progrès continu sont des éléments sur lesquels il est crucial de s’attarder. Ces deux éléments constituent les deux autres piliers de notre équation de la performance.

C'est à ce niveau que la méthode 5 steps prends tout son intérêt.

  • 5 steps permet à la fois la souplesse pour les PME en évitant un formalisme et une lourdeur qui rebuterait aussi bien le dirigeant que les opérationnels,
  • 5 steps permet, dans une grande structure, de décliner la méthode Lean Six Sigma sur l'ensemble de l'organisation en s'assurant bien que tout le monde parle le même langage et partage la même vision,
  • 5 steps permet d'impliquer l'ensemble des composantes de la fameuse « Voix du Client » en travaillant sur la notion de co- construction :
    • le client utilisateur du service/produit en l’aidant à formaliser sa vision, son besoin et ses critères,
    • le sponsor ou promoteur en l’éclairant sur la nécessité de son implication dans la définition du mandat de projet et aux différents jalons de validation,
    • les équipes en les aidants à formuler les difficultés qu'ils rencontrent et à élaborer eux-mêmes des solutions.
  • La structure de 5 steps en 5 niveau (Structurer, Traduire, Etablir, Progresser, S’améliorer) s'adapte parfaitement aux 5 étapes du DMAIC (Définir, Mesurer, Analyser, Innover/Améliorer, Contrôler).

5 steps vient comme une couche qui fait le lien entre chacune des étapes du DMAIC en formulant de manière opérationnelle les livrables de ces étapes . On place ainsi l'ensemble des acteurs dans une situation favorable d'appropriation et de visualisation des différentes étapes de progrès à effectuer afin d'arriver à l'objectif final. Par exemple, on écrira dans la phase Mesurer, « le plan de collecte des données est réalisé » puis « le système de mesure est validé ». La feuille de route ainsi rédigée projette chacun des acteurs à la fin de l’étape. On peut même affirmer que 5 steps simplifie la démarche Lean six Sigma en apportant un management visuel plus global sur l'ensemble du processus DMAIC. Cette affirmation est encore plus vraie sur une démarche de type DfLSS (Design for Lean Six Sigma).

Loïc Chavoix, expert réseau 5 steps.